L'Histoire à travers les Romans

Bel Ange

Roman historique de Mireille Lesage, paru en 2000

bel_ange.bmp

L’Histoire  : Abandonnée par sa mère lorsqu’elle n’était qu’une enfant, Gabrielle est une jeune femme belle et séduisante, qui aspire à trouver le bonheur. Lorsqu’elle rencontre le Grand Écuyer, Roger de Bellegarde, Gabrielle tombe follement amoureuse de lui et ses sentiments semblent être partagés. Mais le destin met sur la route de la jeune femme le roi de France, Henri IV, qui désire faire d’elle sa maîtresse. La famille de Gabrielle, qui voit tous les avantages à tirer de la situation, pousse alors la belle dans le lit du roi, tandis que Roger de Bellegarde reçoit  l’ordre de se tenir éloigner de la jeune femme. C’est secrètement que les deux amoureux vont continuer à se voir, tandis que le roi, toujours fou de Gabrielle, la traite de plus en plus comme si elle était la souveraine, au grand mécontentement de son entourage et de son peuple…

Faits Historiques : Cet ouvrage nous emmène au cœur du conflit entre les catholiques et protestants, dans une France qui accepte difficilement de voir un roi huguenot sur le trône. Il nous fait vivre également des coutumes de l’époque, les retournement d’alliances dans l’entourage royal, et la destinée hors du commun de Gabrielle d’Estrées. 

Personnage principal : Gabrielle d’Estrées, favorite d’Henri IV, a bien failli régner sur la France. Amoureuse du Grand Écuyer, elle doit renoncer à cette idylle pour satisfaire l’ambition de sa famille. Après avoir donné plusieurs enfants au roi, la jeune femme est pressentie pour épouser Henri IV. Mais celle que l’on nommera “la presque reine” sera frappée par le destin à quelques jours de son mariage royal. 

Mon avis : 4/5. Alors que Gabrielle d’Estrées est perçue par beaucoup comme une opportuniste et une femme capricieuse, pour qui Henri IV ne regardait jamais à la dépense, au grand mécontentement de son peuple. Mireille Lesage parvient à nous donner de Gabrielle l’image d’une victime d’une famille trop intéressée et ambitieuse, qui se servit de la jeune femme, pour profiter de sa faveur royale. Si Gabrielle finit par accepter son destin et sacrifie son amour pour Roger de Bellegarde, c’est par amour pour les enfants qu’elle a donné au roi et par lassitude, fatiguée de devoir lutter contre sa propre famille. Cet ouvrage nous donne une autre image de “la presque reine de France”…

Partager sur :

FacebookTwitterGoogleEmail this pagePrint this page


Publicités

Laisser un commentaire