Histoire et Secrets - découvrir l'histoire de France et du monde - La famille du Comte d'Artois
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En 1783, le peintre Charles Leclercq (1753-1821) fait un tableau de la famille du comte d’Artois, frère de Louis XVI et futur Charles X

Famille_comte_Artois.jpg

 Cette représentation met en avant les sentiments familiaux entre la comtesse d’Artois et ses enfants. Marie-Thérèse de Savoie est ainsi peinte au centre du tableau en mère douce et aimante. Sur ses genoux aurait dû figurer sa deuxième fille, Mademoiselle d’Angoulême née en janvier de cette année mais décédée au mois de juin. Dans ses bras, Marie-Thérèse soulève son second fils le petit Charles-Ferdinand duc de Berry né en 1778. C’est à cette époque un enfant joyeux et plein de vie. Accoudé au sofa, le premier-né du couple d’Artois : Louis-Antoine duc d’Angoulême. Né en 1775, sa naissance fut très acclamée. En effet il était le premier enfant royal de sa génération. Cela ravit surtout son père le comte d’Artois, fier d’avoir eu un héritier avant son frère Louis XVI qui était pourtant marié depuis cinq ans alors que lui n’avait épousé Marie-Thérèse de Savoie qu’en novembre 1773. La comtesse tient la main de sa fille aînée et depuis peu unique, Sophie dite « Mademoiselle ». Celle-ci est née en 1776, 364 jours après Louis-Antoine, signe évident de la grande capacité de Marie-Thérèse à avoir des enfants. Curieusement, Sophie ressemble fort à sa cousine Madame Royale, fille de Louis XVI, peinte par Wertmüller.

sophie_artois.jpg  madame_royal_par_wetmuller.jpg


La famille du futur Charles X apparaît ici dans un cadre bourgeois et chaleureux : celui de la famille soudée. Pourtant la réalité est toute autre. Marie-Thérèse de Savoie n’a jamais vraiment eu d’affection pour ses enfants. Lors du décès de la petite Marie-Thérèse-Louise-Sophie à l’âge de six mois en 1783, la comtesse ne versa pas une larme alors que la reine Marie-Antoinette fut fort attristée de la perte de sa fille Sophie-Béatrice morte dans les premiers mois.

Assez étrangement, tous les personnages présents sur ce tableau auront un bien triste destin. La première victime fut la jeune Mademoiselle qui trépassa le 5 décembre 1783 juste après l’achèvement du tableau. Si son père Charles d’Artois montra un profond chagrin face à la disparition de sa fille, la comtesse ne parue pas affligée de cette perte. Voit-on vraiment là la mère aimante représentée par Leclercq ? Cet exemple illustre bien le peu de considération qu’avait Marie-Thérèse pour ses enfants. Avec la Révolution Française, la famille du comte d’Artois due s’exiler. Ne s’entendant pas avec son époux, Marie-Thérèse se sépara de lui et mourut oubliée de tous à l'âge de 49 ans en 1805. En 1820, Charles-Ferdinand était assassiné laissant une épouse enceinte de deux mois. Enfin le duc d’Angoulême devenu dauphin de France en 1824 lorsque son père devint roi et due en 1830 renoncer à ses droits au trône de France après l’abdication de Charles X. Entre l’abdication de son père et sa renonciation, Louis-Antoine fut l’éphémère Louis XIX, roi de quelques heures. Son union malheureuse avec sa cousine Madame Royale fille d’un roi guillotiné resta stérile. Il s’éteignit dans l’ombre en 1844.  



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