Histoire et Secrets - découvrir l'histoire de France et du monde - Charlotte de Belgique. chap. 1 : De l'enfance au mariage
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 Voici la première partie de la biographie consacrée à la tragique impératrice du Mexique, née Charlotte de Belgique
 

 Le 7 juin 1840, la reine des Belges, Louise d’Orléans, épouse de Léopold Ier, met au monde son quatrième enfant : une princesse qui reçoit les prénoms de Marie Charlotte Amélie Augusta Victoire Clémentine Léopoldine. Pour le roi, la naissance d’une fille est une déception : après trois fils (dont l’aîné est mort au berceau), Léopold souhaite encore consolider la dynastie naissante des rois des Belges en ayant de nombreux héritiers mâles. Cependant, il s’attachera assez vite à sa fille, couramment appelée Charlotte. Cela vient d’une délicate attention de la reine Louise qui a proposé de donner à sa fille le prénom de la première –et regrettée- épouse de Léopold : la princesse Charlotte de Hanovre.  La petite princesse est très proche de sa mère et de sa famille maternelle, les Orléans, particulièrement de sa grand-mère la reine Marie-Amélie. Enfant précoce, Charlotte force l’admiration lorsqu’elle paraît en public : à l’âge de 2 ans et demi, elle souhaite déjà apprendre à lire, cultivant, comme son père, l’amour pour la lecture. Enfant, elle manie parfaitement la langue française, qu’elle parle avec sa mère, et l’allemand, qu’elle utilise avec son père. L’écriture est également une activité favorite de Charlotte qui développe avec sa famille une véritable correspondance durant de nombreuses années. Des Orléans, la princesse a hérité de dons pour l’art : Charlotte dessine, peint et joue du piano à merveille.

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Charlotte de Belgique, âgée de 2 ans, par Franz Xaver Winterhalter

En 1848, le grand-père de Charlotte, Louis-Philippe Ier, roi des français, doit abdiquer et les Orléans se réfugient en Angleterre, fuyant la révolution. Ils y sont accueillis par la reine Victoria, nièce de Léopold Ier. Ce n’est là qu’une première épreuve pour Charlotte : en août 1850, Louis-Philippe s’éteint. Le 11 octobre de la même année, c’est la reine Louise qui décède de la tuberculose, alors que Charlotte n’a que 10 ans. La princesse ne se remettra jamais de la disparition de sa mère : une grande mélancolie s’installe chez elle pour ne plus la quitter. Charlotte regrette d’autant plus sa mère que celle-ci avait pour sa fille une profonde affection, écrivant peu avant sa mort que Charlotte ne lui avait jamais causé le moindre souci. Dès lors, la princesse fait tout ce qu’elle peut pour rester digne de sa mère, s’appliquant dans toutes ses tâches, s’efforçant de s’améliorer continuellement. C’est à elle que Léopold Ier montre le plus d’affection et consacre ses rares moments de liberté. Son fils aîné, Léopold, duc de Brabant, est « d’une grande paresse ». Quant au cadet, Philippe, comte de Flandre, il est d’un caractère plutôt effacé (probablement dû à un début de surdité). Suite au décès de sa mère, deux femmes de la famille vont prendre Charlotte sous leur protection : sa grand-mère Marie-Amélie, qui correspond souvent avec Léopold et qui rend souvent visite à sa petite-fille, et la reine Victoria dont les premiers enfants ont l’âge de Charlotte.  

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La princesse Charlotte par Franz Xaver Winterhalter

 

 

En 1853, Charlotte accueille sa belle-sœur, Marie-Henriette de Habsbourg, qui vient d’épouser son frère, le duc de Brabant. Les relations entre les deux princesses seront amicales. Dès 1856, il est question du mariage de Charlotte. Deux partis se présentent pour la princesse de Belgique : tout d’abord le jeune roi du Portugal, Pierre V de Bragance, appartenant à la famille de son père, les Saxe-Cobourg. La reine Victoria soutient ce choix. Le second prétendant est l’archiduc Maximilien de Habsbourg, soutenu par la reine Marie-Amélie. C’est à ce dernier que va la préférence de Charlotte. Les deux jeunes gens se sont déjà rencontrés au mois de mai et Maximilien a laissé une bonne impression à Charlotte. L’archiduc ne semble pas nourrir de profonds sentiments pour la princesse de Belgique. D’ailleurs, Georges de Saxe, cousin de Maximilien, informe Léopold Ier de l’esprit calculateur de l’archiduc qui, selon lui, s’intéresse avant tout à la dot de Charlotte. D’ailleurs, Maximilien demande très rapidement que la dot de la princesse soit augmentée. Par son mariage, Charlotte sait qu’elle va devenir vice-reine de Lombardie-Vénétie et apprend l’histoire de l’Italie ainsi que l’italien.  Le mariage de Charlotte et de Maximilien  est  célébré le 27 juillet 1857 à Bruxelles.  C’est naturellement auprès de Marie-Amélie que Charlotte est venue chercher quelques conseils pour sa nuit de noces. Il semblerait pourtant qu’il ne se soit rien passé au cours de cette nuit et Charlotte apparaît le lendemain avec une mine « résignée ». De toute évidence, le mariage n’a pas été consommé mais l’affaire ne s’ébruite pas. Fière, Charlotte cachera toujours la réalité des choses à ses proches, leur assurant que tout va bien pour son couple. Charlotte est bien accueillie au sein de sa famille de Maximilien et s’entend particulièrement bien  avec Margareth de Saxe, épouse  de Charles-Louis de Habsbourg, frère de Maximilien. En revanche, les rapports avec sa belle-sœur Elisabeth d’Autriche, sont plus tendus. En effet, l’archiduchesse Sophie, mère de Maximilien, ne tarit pas d’éloges sur Charlotte, ce qui agace l’épouse de son fils aîné, l’empereur François-Joseph.

Pour en savoir plus : "L'impératrice Charlotte, le soleil noir de la mélancolie" de Dominique Paoli

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