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Conquistadores : le choc des civilisations - par AnaisGeeraert le 11/06/2018 @ 17:32

Le magazine Historia consacre un numéro spécial aux Conquistadores qui, pendant un demi-siècle, partent à la conquête du « Nouveau Monde ». 

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Lorsque Christophe Colomb découvre l'Amérique en 1492, il ouvre la voie à d'autres navigateurs, désireux de découvrir de nouvelles terres. Derrière ces hommes audacieux, se cachent également les  souverains européens, qui veulent tous agrandir leur royaume et accroître leurs richesses. Car les terres du  Nouveau Monde ont très vite la réputation - fondée ou non - d'être de véritables « cités d'or ». 

Dès lors, certains Conquistadores vont se révéler avides, sans cesse à la recherche de nouvelles richesses, quitte à maltraiter la population locale. En effet, il s'agit bel et bien de coloniser et de christianiser les peuples du Nouveau Monde, que ce soit pacifiquement ou dans la répression. Dès lors, les « Conquérants » vont livrer de sanglantes batailles pour imposer les modes de vie « civilisés » selon les critères occidentaux de l’époque de la Renaissance. 

Découvrez l'Histoire de ces peuples - et de leurs chefs -  qui vont chercher à se révolter pour conserver leur liberté, et celle de ces explorateurs qui prennent la mer « pour la Gloire de Dieu »  et de leur souverain...mais qui, loin de chez eux, oublieront parfois leur mission d'origine, dévorés par l'ambition et par la soif de l'or. 


Marie-Antoinette était-elle coupable ? - par AnaisGeeraert le 02/06/2018 @ 14:18

Ce mois-ci, le magazine Historia consacre son mensuel à la dernière reine de France, qui ne cesse de faire couler de l'encre. 

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Depuis son exécution,  Marie-Antoinette suscite toujours des débats chez les historiens. D'abord considérée comme celle qui a conduit la monarchie absolue à sa perte, la dernière reine de France est dépeinte comme une femme dépensière et vaniteuse, qui a collectionné les amants...et les amantes ! Les historiens chercheront ensuite à justifier l’exécution de la reine. N'était-elle pas une intrigante qui espionnait pour le compte de l'Autriche ? D'où le surnom - qui ne la quittera jamais - d' "autrichienne" ? Certains voient en elle la tête pensante, qui aurait contrôlé un époux faible, parfois qualifié de "simplet" par ses propres courtisans. 

Depuis le milieux du XXe siècle, les historiens tentent de réhabiliter l'image de Marie-Antoinette, grâce à des travaux de recherche dans les Archives Nationales, et celles de Vienne. Au delà de la reine, on s'intéresse davantage à la femme :  arrachée à sa famille à l'âge de 14 ans, la jeune archiduchesse arrive dans une cour qui lui est en grande partie hostile. L'absence d'héritier durant les premières années de son mariage fragilise sa position et l'image la monarchie. Déçue de ne pas avoir de points communs avec le roi, peut-on reprocher à Marie-Antoinette de s'être entourée d'ami(e)s  plus ou moins influents ? Aujourd'hui beaucoup voient d'abord en elle la mère de famille : refusant d'avoir plus de quatre enfants pour mieux se consacrer à eux, l'image que nous avons de Marie-Antoinette est celle d'une mère aimante et attentionnée, qui se battra jusqu'au bout pour protéger ses enfants des horreurs de la Révolution. Lors de son procès, la reine sera accusée d'espionnage, d'avoir trahi la France et surtout, d'inceste avec son fils. C'est cette dernière accusation qui scandalise Marie-Antoinette, qui en appellera "à toutes les mères" qui se trouvent dans l'assistance. Parce qu'elle s'attirait soudain la sympathie de l'assemblée, ce chef d'accusation, qui touchait davantage la femme que la souveraine, sera finalement abandonné…

Aujourd'hui, le procès de Marie-Antoinette n'est pas terminé. En effet, le journaliste Jean-François Kahn  (dont l'ouvrage "M la maudite, la lettre qui permet de tout dire"  paraîtra en octobre 2018) condamne la reine pour le double jeu qu'elle a mené dès lors que le peuple cherche à imposer la Constitution à Louis XVI. Les nombreuses correspondances - récemment mises à jour - que Marie-Antoinette ou ses partisans entretenaient avec les puissances étrangères sont la preuve que la reine a trahi ses sujets et a comploté contre l’État.  Pire encore : la reine, de part ses manigances, a creusé la tombe de la monarchie. 

Evelyne Lever, auteur de plusieurs biographies sur la dernière reine de France, contredit  Jean-François Kahn, en exposant son point de vue, afin de nous offrir l'image d'une reine dont l'influence politique doit être nuancée. 

Élevée dans l'idée que le pouvoir royal ne se partage pas avec le peuple, inquiète pour sa propre sécurité et celle de ses enfants, incomprise de la noblesse comme du tiers état, Marie-Antoinette n'a-t-elle pas été victime de la Révolution Française ? Haïe des français, qui la surnomme "Madame Déficit" et méprisée par les courtisans parce qu'elle déroge à l'Etiquette, Marie-Antoinette n'était-elle pas le bouc-émissaire parfait pour justifier la fin de la royauté en France ? 

A vous de vous faire votre propre opinion, après avoir confronté les différents points de vue qu'Historia vous livre. 


Ils ont osé défier Hitler - par AnaisGeeraert le 21/05/2018 @ 15:20

Ce mois-ci, le magazine Historia vous emmène sur les traces de citoyens allemands qui se sont soulevés, bien souvent seuls, contre le régime Nazi.

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Anonymes, ces héros de l'ombre ont risqué leur vie pour un ami juif ou pour défendre les valeurs de leur pays, face à la politique sans pitié du Führer. Ainsi, August Landmesser deviendra célèbre en 1991, lorsque cette photographie sortira des archives :

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Sur celle-ci, prise en 1936,  il est le seul à ne pas faire le salut nazi à Hitler. Issu d'une famille ouvrière, le jeune homme rejoint pourtant le parti nazi dès 1931, afin de trouver plus facilement un emploi. Mais tout bascule lorsqu'ils se fiance à Irma Eckler, une allemande d'origine juive. August Landmesser n'aura alors de cesse de protéger sa famille contre la politique d'Hitler...

Le comportement d'autres citoyens durant la guerre tend à montrer que la résistance allemande a bien existé, même si les actes sont souvent isolés : on retiendra le courage de ceux qui distribuent clandestinement des tracts contre le régime nazi, l'audace des assassins de SS (à l'exemple de Sylvin Rubinstein, animé par la haine après la tuerie de sa famille par les nazis) et la bravoure de certains patrons tels que Schindler et Leitz, qui font mine d'adhérer aux idées d'Hitler, pour mieux sauver leurs employés juifs.

Historia rend hommage à ces oubliés de l'Histoire qui ont combattu les idées du IIIe Reich.

Ce mois-ci, découvrez également un dossier très complet sur l'Histoire du bébé depuis l'antiquité : si, aujourd'hui, le nouveau-né est l'objet de toutes les attentions, cela n'a pas toujours été le cas. Sous l'antiquité, le nouveau-né n'a pas de droits, car il n'est pas reconnu comme étant un être humain : durant les premières années de sa vie, c'est un "animal" dont le corps et l'esprit doivent être façonnés (d'où l'emmaillotement, censé éviter certaines malformations).

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Napoléon Ier et son fils, 1812 (détail du tableau d'Alexandre Menjaud)

Le nourrisson est avant tout une bouche de plus à nourrir, ce qui explique que de nombreux bébés sont abandonnés par leur famille lorsque celle-ci vit dans la misère. D'autres nouveaux-nés, fruits d'une liaison adultérine, sont eux aussi rejetés par leurs parents. Ces abandons donneront naissance à l'hospice des Enfants-Trouvés, dans lequel le célèbre philosophe d'Alembert passera son enfance ! 

Certaines civilisations, comme celle des gréco-romains, vont plus loin en pratiquant l'infanticide si l'enfant est difforme, jugé trop faible, ou s'il est de sexe féminin (une fille coûtant plus chère à son père à cause de la dot à verser lors de son mariage) ! En effet, dans l'antiquité, l'infanticide est réglementé, le chef de famille ayant droit de vie et de mort sur ses enfants. Il n'est pas impossible que certains nouveaux-nés aient été sacrifiés aux dieux, comme semble le suggérer des stèles funéraires d'enfants à Carthage…

Les parents s'attachent peu aux bébés, la mortalité infantile étant élevée en raison des maladies, de l'hygiène de vie de certains foyers, et de la consanguinité dans les hautes sphères de la société. Dans ce contexte, les parents s'intéressent davantage à ce qui attend l'enfant dans l'au-delà, qu'à la bonne santé de celui-ci. De nombreux nourrissons décèdent avant d'avoir reçu le baptême, qui les protège de l'enfer. Afin de sauver l'âme de ces enfants, le baptême est donné de plus en plus tôt au cours du Moyen Age (parfois dès la naissance). En effet, à l'époque médiévale, le statut du nouveau-né évolue et les théologiens considèrent que le fœtus est déjà un être humain, doté d'une âme.

La petite enfance reste cependant une période critique pour le nourrisson. Depuis toujours, le "mode d'emploi" du bébé ne cesse d'évoluer : la mère doit-elle allaiter ou confier l'enfant à une nourrice ? L'emmaillotement, qui prive le nouveau-né de tout mouvement, est-il vraiment sain ? Doit-on vacciner les bébés afin de faire reculer la mortalité infantile ? Autant de questions qui ont fait - ou font toujours - débat, au rythme des découvertes et de l'évolution de notre société.


Guerre d'Algérie : paroles de soldats - par AnaisGeeraert le 07/04/2018 @ 17:42

Ce mois-ci, le magazine Historia revient sur la guerre d'Algérie et donne la parole aux soldats qui se sont retrouvés, bien malgré eux, au coeur de ce conflit qu'ils ne comprenaient pas forcément. 

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La plupart sont jeunes. Certains viennent de terminer leur service militaire, d'autres ne l'ont pas encore commencé. Pour les premiers, qui pensaient rentrer chez eux, c'est la désillusion : on les envoie en Algérie, les besoins de l'armée ne cessant d'augmenter. Les seconds effectueront leurs classes directement sur le terrain. Avant ce conflit le service militaire  est vécu comme un passage vers l'âge adulte. Au cours de celui-ci, les hommes sont plein de projets : parfois déjà fiancés, ils pensent à fonder une famille, à leur avenir professionnel. La nature même du service militaire évolue avec le déclenchement de la guerre d'Algérie : désormais les hommes, jeunes et sans expérience, n'aspirent qu'à pouvoir rejoindre leur famille sain et sauf, espèrent une permission afin de pouvoir fuir, temporairement, les horreurs de cette guerre. 

Traumatisés par ce qu'ils ont vu, ce qu'ils ont vécu en Algérie, certains soldats publieront, plusieurs décennies après les faits, leurs lettres à leurs proches, ou leurs témoignages. Quoi de mieux que ces "paroles de soldats" pour comprendre une guerre qualifiée de "sans nom" ? Dans les écrits de ces hommes, contraints de participer à cette "guerre fratricide", on ressent la peur, l'angoisse, l'incompréhension. L'arrivée en Algérie est un choc car les conditions de vie de son peuple n'ont rien à voir avec celles des européens. La terre est aride, les villages très pauvres, et les enfants mendient pour nourrir leur famille. Dès lors, les soldats s'interrogent sur le bien-fondé de la guerre. Certains ont peur de donner la mort en se servant de leur arme. D'autres se révoltent par petits groupes contre leur hiérarchie. Car la guerre d'Algérie n'est pas exempt d'atrocités, que l'on tente d'étouffer  : viols, tortures, executions...Un instituteur, envoyé en Algérie en 1960, témoigne : "La poursuite de cette guerre par la France va à l'encontre de droits universels, comme celui des peuples à disposer d'eux mêmes". 

Si la guerre d'Algérie n'a pas touché le peuple français autant que les Première et Seconde Guerres Mondiales (parce qu'elle se déroule à l'extérieur de la métropole), les civils qui en reviennent sont autant chamboulés que leurs aînés. La plupart se sont tus pour oublier. Heureusement, les écrits restent. Emouvants et authentiques, ceux-ci permettent au lecteur de plonger dans le quotidien de ces soldats, nullement préparés à l'expérience que la France du Général de Gaulle leur a imposée. 


Renaissance : Quand les femmes gouvernaient le monde - par AnaisGeeraert le 17/03/2018 @ 17:59

Ce mois-ci, le magazine Historia vous propose un numéro spécial, afin de découvrir quinze figures féminines d'exception, qui ont tenu les rennes du pouvoir dans un monde souvent hostile. 

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Dans une Europe gouvernée par les hommes, le premier devoir d'une princesse est de procréer, afin de transmettre le pouvoir de son époux à un héritier. Pour le reste, on attend qu'elle se cantonne à un rôle de figuration. Pourtant, dans un monde politique à dominance masculine, certaines femmes se distinguent pour avoir eu le pouvoir royal en mains. L'exercer  n'est pas facile car les envieux sont nombreux, et les femmes souvent jugées inaptes à gouverner. Ainsi, Louis XI qualifie sa fille, Anne de Beaujeu,  de  "femme la moins folle de France, car de sage il n'en est point" lorsqu'il lui confie la régence…

C'est souvent en cas d'absence - ou de minorité - du roi, que la mère de celui-ci accède au pouvoir. Le cas de Louise de Savoie, mère de François Ier, inspirera les futures régentes de France. Souvent qualifiée de "reine-mère" alors qu'elle n'a jamais régné, Louise de Savoie marquera l'Histoire par l'influence qu'elle exerce sur son fils, jusqu'à reléguer dans l'ombre l'épouse légitime du souverain. Eclipsant également trois reines successives, épouses de ses fils, Catherine de Médicis s'empare du pouvoir à la mort de son époux. Elle ne le quittera plus. Souvent malmenée par l'Histoire, Catherine guide et conseille  les derniers rois Valois, jusqu'à son dernier souffle. Elle est restée, pour la postérité, "le seul homme de la famille". 

Si la loi salique ne permet pas aux femmes de ceindre la couronne en France, elles peuvent accéder au trône, en l'absence d'un héritier mâle, dans les autres pays d'Europe. En Angleterre, le conflit qui oppose Elisabeth Ire à sa cousine Marie Stuart marquera l'Histoire. Entourées d'hommes qui rêvent de pouvoir et fomentent des complots, les reines rivales s'engagent dans une bataille sans merci. Désirant conserver son pouvoir jusqu'au bout, Elisabeth Ire fera le choix du célibat, renonçant à engendrer un héritier, afin de ne jamais avoir à partager le trône…quitte à faire disparaître, avec elle, la dynastie des Tudor.

Certaines femmes accèdent au pouvoir par un coup du sort, qui prive le trône d'un prince. Ainsi, Elisabeth Ire succède à un frère et une sœur morts sans descendance. Quant à Jeanne "la folle", elle hérite des couronnes de Castille et d'Aragon suite aux décès successifs de son frère aîné et de son neveu. Si Jeanne est restée dans les mémoires à cause de sa raison vacillante, elle n'en demeure pas moins la mère de Charles Quint et de cinq autres têtes couronnées d'Europe.

Instruments politiques dès leur naissance, les princesses sont des pions sur l'échiquier européen et leur destin bascule au gré des alliances et des guerres. Ainsi, Marie Stuart est d'abord fiancée à Edward VI d'Angleterre…avant de s'enfuir épouser le futur roi de France ; Anne de Bretagne voit son premier mariage cassé afin d'être unie à Charles VIII…avec l'obligation de convoler avec son successeur si aucun héritier ne naît de leur union.

Si les hommes font la guerre, les femmes ont tendance à prôner la paix. La Renaissance est marquée par l'affrontement sans fin que se livrent François Ier et Charles Quint. Si l'Europe connaît des moments d'apaisement, n'est-ce pas grâce à la "paix des Dames" que l'on doit à Louise de Savoie et Marguerite d'Autriche ? De même, Catherine de Médicis et Jeanne d'Albret uniront  leurs enfants - Marguerite de Valois et Henri de Navarre - dans le but de  réconcilier catholiques et protestants.

Pour ces femmes de caractère qui ont gouverné, le plus difficile ne fut pas d'accéder au pouvoir, mais bien de le converser et de le transmettre, intact voire renforcé, à leur successeur.

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La guerre des espionnes - par AnaisGeeraert le 09/03/2018 @ 19:26

La Première Guerre Mondiale marque un conflit majeur dans l'Histoire du XXe siècle. C'est au cours de celle-ci que l'espionnage moderne se développe. Secret défense oblige, les historiens ne prennent connaissance que tardivement du rôle des hommes et des femmes de l'ombre, qui mènent une course contre la montre pour fournir à temps des informations qui peuvent donner l'avantage à l'un des deux camps. Ce mois-ci, le magazine Historia revient sur le rôle décisif de ces espions (et espionnes !), qui encourent la peine capitale s'ils sont démasqués par l'ennemi. 

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Durant la Grande Guerre, l'espionnage se développe dans les pays neutres, tels que la Suisse,  les Pays-Bas, ou la Suède.  Parmi les espions, on trouve des réformés qui participent, à leur manière, à l'effort de guerre,  ainsi que des hommes influents et/ou hauts placés, qui ont accès à certaines données confidentielles (et qui sont parfois agents doubles).  Au sein de ces réseaux secrets, on trouve aussi des femmes, qui vont jouer un rôle majeur dans les services d'espionnage. Loin du cliché de la « prostitution patriote », celles-ci s'engagent  dans le combat pour diverses raisons : venger un père, un frère ou un époux tué au front ; un besoin d'argent pour survivre dans cette période hostile...D'autres ont tout simplement un tempérament aventureux. Mais toutes les espionnes ont des points communs : le pouvoir de séduction, de l'audace et une immense détermination. Les risques qu'elles encourent sont grands et l'ennemi n'est pas plus clément avec « le beau sexe » qu'avec les hommes. Si certaines espionnes, comme la célèbre Mistinguett, parviennent à déjouer les nombreux pièges, d'autres, à l'exemple de Louise de Bettignies, seront arrêtées, questionnées, voire exécutées…

L'espionnage est étroitement lié au décryptage. Découvrez le talent exceptionnel du capitaine français Georges Painvin, resté inconnu dans l'Histoire de la Première Guerre Mondiale, et à qui on doit pourtant d'avoir brisé plusieurs codes secrets allemands. Grâce au décryptage de télégrammes importants, les alliés ont pu remporter certaines batailles, qui marquent un tournant dans le conflit. 

Enfin, Historia lève le voile sur l'un des grands tabous de cette période trouble : la guerre bactériologique. Afin de vaincre l'ennemi, des laboratoires allemands, puis américains, mettent au point des produits renfermant des bactéries qui vont décimer des milliers d'animaux. Si les allemands n'ont pas étendu la contamination à  l'homme, ce ne fut que par peur de perdre le contrôle de leur "arme" destructrice,  et de voir leurs propres soldats frappés par la maladie...

A travers ce numéro, revivez le combat de ces hommes et de ces femmes qui, parallèlement à la guerre des tranchées, livrent une véritable guerre secrète pour tenter de donner l'avantage à leur patrie. Leur mission a une telle importance qu'après 1918, plus aucun pays ne pourra se passer d'un service secret du renseignement. 

Dans l'Histoire de l'espionnage, les femmes savent se démarquer de leurs homologues masculins. Nouvelles héroïnes de la Grande Guerre, elles laissent ainsi leur empreinte dans les annales. 


La véritable histoire des Tuniques Bleues - par AnaisGeeraert le 26/01/2018 @ 17:18

Découvrez le dernier numéro spécial du magazine Historia, consacré à la véritable histoire des célèbres Tuniques Bleues :

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Les deux héros de la bande dessinée de Cauvin, Salvé et Lambil, emmènent le lecteur dans le Far West du XIXe siècle. Mais où s’arrête la légende et où commence la réalité ? Dès la Guerre d'Indépendance, l'uniforme bleu fait son apparition. Découvrez comment celui-ci s'est développé et maintenu au sein de la cavalerie. 

La conquête de l'Ouest déclenche les hostilités avec les indiens. Au nom du progrès, ceux que l'ont surnomment les « peaux-rouges » vont être décimés par l'armée américaine. Revivez la résistance, puis l'exode de ces tribus, victimes de l'ambition des généraux américains. 

De 1861 à 1865,  la guerre de Sécession déchire les américains, opposants les États du Nord à ceux du sud. Cette fois, c'est une guerre civile, avec de nombreux affrontements particulièrement cruels, où les femmes et les enfants ne sont pas épargnés. 

Certains noms sont restés dans l'histoire : c'est le cas de Buffalo Bill, le sanguinaire colonel Quantrill (responsable du massacre de Lawrence) ou William Anderson (surnommé "Bloody Bill").  Faites connaissance avec ces hommes, devenus de véritables légendes vivantes. 

A travers les guerres indiennes et la guerre de Sécession, revivez comment s'est construite la nation américaine, lors de grandes batailles sans pitié…


Jules César : la face obscure - par AnaisGeeraert le 10/01/2018 @ 18:23

De Jules César, l'Histoire a retenu l'image d'un grand homme conquérant, comme en témoigne l'étude de la Guerre de Gaulle, enseignée aux jeunes générations. Pourtant, derrière le général romain cultivé et ambitieux, se cache également un homme sans scrupule, qui n'hésita pas, pour sa propre gloire, à massacrer des populations entières, à tel point que certains historiens évoquent un véritable "génocide Gaulois". 

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Le constat des six années de guerre, que livrent Jules César aux peuples Gaulois, est accablant : plus de 1,2 million de morts côté gaulois et presque autant de prisonniers, réduits en esclavage. Pourquoi un tel acharnement ? Les Gaulois représentaient-ils réellement une menace pour l'Empire Romain ? 

Bien que des gaulois aient, en -390, massacré des sénateurs de Rome, la paix semble instaurée lorsque  Jules César devient consul en -59. Pourtant, la soif du pouvoir pousse le général romain à déclencher une guerre, afin de prouver qu'il est un guerrier valeureux. Ce sont les Gaulois, présentés comme un peuple primaire et dangereux dans la Guerre des Gaules (écrit par Jules César), qui vont être sacrifiés aux ambitions du futur dictateur.  Avec ses ennemis, le général romain va se montrer sans pitié, faisant massacrer, sans distinction, hommes, femmes et enfants. Des fouilles archéologiques permettent aujourd'hui de mesurer la violence des batailles, de par le nombre de squelettes retrouvés dans des fosses, mêlés à des armes fracassées…Quant à ceux qui échappent aux tueries, ils  sont réduits à l'esclavage, perdant ainsi tout humanité en devenant la propriété de légionnaires romains. 

Aujourd'hui, doit-on casser l'image de Jules César pour faire de lui un criminel, ayant sacrifié des innocents pour accroître son prestige et sa renommée ? Le courageux général romain, qui se jetait à corps perdu dans les batailles, était-il un lâche, responsable du massacre de milliers de femmes et d'enfants ? Doit-on faire le procès de cet homme, que la philosophe et humaniste Simone Weil comparait à Hitler ?

Historia vous livre les clefs de cette sombre période dans l'histoire Antique, afin que vous vous forgiez votre propre opinion sur un homme qui, en dépit de ses obscures actions, ne cesse de fasciner de par son ambition démesurée. 


Le Chat : comment il a conquis le monde - par AnaisGeeraert le 14/12/2017 @ 11:09

Ce mois-ci, le magazine Historia vous raconte l'épopée du chat, à l'appui d'une étude réalisée par les chercheurs du CNRS : 

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Animal préféré des français en 2017, le chat n'a pourtant pas toujours été en odeur de sainteté. Dans l'Egypte Antique, le petit félin est vénéré comme un dieu. A l'inverse, les romains et les grecs se méfient de cet animaux rusé qu'ils qualifient de "mangeur d'oiseau". Solitaire, mystérieux et impossible à domestiquer, le chat se rapproche progressivement des hommes à mesure qu'ils se sédentarisent. Parmi eux, l'animal trouve vite sa fonction : chasser les rongeurs et ainsi protéger les réserves de grains. D'abord toléré par l'homme, le félin parvient, petit à petit, à intégrer son foyer et en devenir un membre à part entière, comme en témoignent de nombreuses peintures. Très vite, le chat conquiert l'Europe en voyageant sur les navires, certaines compagnies d'assurances exigeant même sa présence à bord !  

Au Moyen Age, l'image protectrice du chat se dégrade : désormais "adopté" par l'homme, le félin circule librement dans la maison, profitant ainsi du feu et du lit de son maître...il est alors perçu comme paresseux, gourmand et hypocrite (affectueux avant son repas et dédaigneux ensuite). Il n'en faut pas davantage à l'Eglise pour voir dans le chat le compagnon du diable. Devenu "le messager du démon" le chat est persécuté, craint. Il faudra attendre la période de la Renaissance, et l'évolution des mentalités, pour que le chat soit de nouveau apprécié de l'homme. Ce regain d'intérêt pour le félin, on le doit à l'importation de chats persans ou syriens, recherchés pour leur beauté et leur rareté. Peu à peu, le chat acquiert une nouvelle fonction : celle de chat de "compagnie", bien loin de celle de son ancêtre, chasseur de rats. Avec cette nouvelle mode, ce sont de nouvelles races de chats qui sont créées dès le XIXe siècle.

A la fois familier est distingué, câlin mais indépendant, le chat fascine  par son comportement insolite et sa grâce naturelle. Il a su si bien s'intégrer parmi les hommes que l'on ne peut s'empêcher de se demander lequel des deux a apprivoisé l'autre...

Dans ce numéro d'Historia, revivez également le douloureux divorce de Napoléon Ier d'avec l'impératrice Joséphine. Avec le départ de "son oiseau des îles" c'est toute la vie de l'empereur des français qui bascule soudain...

Enfin, découvrez l'affaire des "faux Dimitri" qui secoue la Russie au tout début du XVIIe siècle, après la disparition d'Ivan le Terrible...

Article associé :

- Dimitri II : un imposteur devenu tsar 


L'Egypte : les mystères du royaume de Cléopâtre - par AnaisGeeraert le 11/11/2017 @ 09:50

A l'occasion de la sortie du jeu vidéo Assassin's creed Origins le 27 octobre dernier, le magazine Historia consacre un numéro spécial aux mystères de  l'Egypte pharaonique :

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Depuis toujours l'Egypte des pharaons fascine de part ses croyances, ses rituels, et ses constructions. Son peuple s'en remet aux dieux de la mythologie tels Osiris, Seth, Isis ou Horus. La vie terrestre des égyptiens sert, en grande partie, à préparer la vie dans l'au delà. Découvrez toutes les techniques de la momification, étape indispensable après la mort pour que l'âme du défunt ressuscite, ainsi que le cérémonial de la mise au tombeau et du culte funéraire.

Les pyramides, tombeaux des rois et reines, interpellent par le minutieux travail de construction que demande leur élévation. Les égyptiens n'ayant laissé aucune information sur la manière de construire une pyramide, les scientifiques s'interrogent encore et émettent les théories les plus folles pour expliquer l'édification de la dernier demeure des pharaons...

Véritables forteresses, les pyramides sont truffées d'obstacles et de labyrinthes. Cela ne décourage pourtant pas les pilleurs de tombes. Si on a longtemps cru que le pillage des tombeaux royaux dataient du XIXe siècle, des indices laissent à penser que certaines sépultures ont été visitées très peu de temps après l'inhumation...y compris celle de Toutankhamon. Aventuriers, proches du défunts ou ouvriers ayant participé à l'édification de la pyramide ? Qui sont ses pilleurs de tombes qui ne craignent pas de s'attirer la colère des dieux ?

La grandeur de l'Egypte décline sous le règne des derniers Ptolémée, qui se livrent une guerre fratricide. Dans cette lutte, l'Empire de Rome joue un rôle clef en favorisant un candidat au trône plutôt qu'un autre. Cléopâtre VII, la dernière reine d'Egypte, usera de tous ses charmes et de son habilité pour séduire Jules César, grâce à qui elle espère rendre à son pays son prestige passé, et régner seule (un exemple sans précèdent dans le règne de la dynastie ptolémaïque). C'est une femme de caractère que nous découvrons, qui ne recule devant rien pour parvenir à ses fins. Sa mort, même, sera édifiante...

Grâce à ce numéro spécial, faites un voyage hors du temps et percez les secrets d'une civilisation disparue, qui ne cesse de captiver les passionnés d'Histoire.

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