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Histoire et Détente
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Histoire d'une Révolution : comment Louis XVI a fini guillotiné (1789-1793) - par AnaisGeeraert le 29/09/2018 @ 20:53

A l'occasion de la sortie du film "Un peuple et son roi " de Pierre Schoeller, le magazine Historia vous plonge dans le tumulte de la Révolution Française et met en lumière les causes de la rupture entre Louis XVI et ses sujets.

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Comment l'image du monarque s'est-elle désacralisée au point que le peuple veuille en finir avec la monarchie ?

Depuis que les rois ont cessé d'être itinérants, le lien qu'ils entretiennent avec les français se disloque lentement. Isolé à Versailles, coupé de la réalité qu'est la vie quotidienne de ses sujets, Louis XVI ne comprend pas la misère, la souffrance de son peuple. Les journaux et les caricatures se développent à la fin du XVIIIe siècle et contribuent à forger, et à influencer, l'opinion public. Le roi devient "le gros cochon", la reine "l'autrichienne" ou "Madame Déficit". Les médias se diversifient - beaucoup de français se sachant pas lire - et alimentent la colère montante du peuple. Les français s'indignent, ont le sentiment d'être abandonnés, oubliés par le monarque.

Au-delà d'une rupture entre le roi et ses sujets, c'est un sentiment de haine qu'éprouve bientôt les plus démunis face à une famille royale qui vit dans le luxe tandis que le Tiers-état est écrasé par les impôts, travaille sans relâche et voit ses enfants mourir de faim et de maladie.

Lorsque le peuple se soulève, c'est toute la symbolique autour du roi qui disparaît. Louis XVI, persuadé de tenir le pouvoir de Dieu, ne comprendra pas comment sa légitimité peut être remise en cause par ses sujets. Le film de Pierre Schoeller vous propose de revivre la Révolution Française aux côtés du  peuple et de ses représentants : Robespierre, Marat, Saint-Just, Danton…découvrez le rôle de ces hommes dont le nom est synonyme de Révolution et comment ceux qui étaient d'abord alliés ont fini par s'entre-déchirer au fil des années.

La Révolution Française n'est pas seulement une affaire d'homme : les femmes ont également joué un rôle majeur, en marchant sur Versailles le 5 octobre 1789, afin de ramener la famille royale à Paris. Bien que les politiciens de l'époque souhaitent les tenir à l'écart de la Révolution, les femmes surprennent, agissent spontanément et choquent par les violences dont elles sont capables lorsqu'elles sont habitées par la haine : elles tuent, portent les têtes coupées des "ennemis" sur des piques. Malgré leur implication dans la période révolutionnaire, les femmes n'obtiendront pas les mêmes droits que les hommes, dont la plupart refusent de les reconnaître comme étant des citoyennes et leurs égales. Découvrez qui étaient ces femmes à travers les exemples de Reine Audu et de Théroigne de Méricourt, deux figures féminines emblématiques de la Révolution.

Ce  que l'on retient de la période révolutionnaire, c'est la violence extrême dont fait preuve le peuple. Cette violence est déjà son quotidien avant la Révolution : mortalité infantile, traquenards à la nuit tombée dans les quartiers malfamés, accidents mortels ou entraînant une invalidité dans le monde du travail…Avec de telles conditions de vie, ignorées -volontairement ou non - par le pouvoir royal,  comment s'étonner que le peuple brûle, pille, assassine lorsqu'il se soulève ? Historia revient sur "la spirale de la violence" qui anime la France après l'échec d'une monarchie constitutionnelle.

Le 21 janvier 1793, Louis XVI monte à l'échafaud, après un procès perdu d'avance. Découvrez le débat houleux qui a animé la Convention, divisée sur le sort que l'on devait réserver au roi. En votant contre la peine de mort, certains députés subiront les foudres de leurs confrères et du peuple, qui les croiront royalistes. En effet, la France est alors dans une période trouble où chacun s'épie et ou la "grande faucheuse" (la guillotine) tourne à plein régime. 

Si la mort du roi reste symbolique, elle ne met pas fin à la Révolution, les rivalités pour le pouvoir s'accentuant. Bientôt, la période de "la Terreur" envahira la France, au cours de laquelle la Révolution dévorera ses propres enfants…

Un numéro passionnant, que je vous invite à compléter en allant voir le film " Un peuple et son roi ", sorti en salle le 26 septembre.


Pompéi : 2 000 ans après la catastrophe, les dernières découvertes - par AnaisGeeraert le 25/09/2018 @ 17:27

Le magazine Historia consacre un numéro spécial à la cité mythique de Pompéi, qui ne cesse d'attirer chercheurs et touristes, de plus en plus nombreux à venir visiter la ville en ruine, qui renaît peu à peu au fil des découvertes. 

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Restée célèbre pour avoir été engloutie sous les cendres par l’éruption du Vésuve en 79 après J-C,  Pompéi reste oubliée jusqu'en 1748, date depuis laquelle les chantiers ne cessent de se succéder. Certaines personnalités passionnées d’archéologie, à l'exemple de  Caroline Bonaparte (sœur de Napoléon Ier) se rendent à Pompéi pour encourager et dynamiser les fouilles. Ainsi, dès le XVIIIe siècle, la cité ensevelie attire déjà des curieux venant admirer ce fragment du monde antique. 

Au fur et à mesure des découvertes, Pompéi livre son histoire et ses secrets : la ville est riche et dynamique, comme en témoigne de somptueuses villas, de nombreuses boutiques , des fresques et des graffitis. Des objets, à l'image de ceux trouvés dans la caserne des gladiateurs, permettent de mieux comprendre comment vivaient les habitants de Pompéi. 

La découverte des premiers cadavres, à la fin du XVIIIe siècle, suscite un regain d'intérêt. Les scientifiques parviennent à figer la dernière posture, la dernière expression des victimes du Vésuve, grâce à des moulages des corps. Au delà de l'émotion que l'on ressent à contempler ces personnes saisies par la mort, ce procédé permet de comprendre la tragédie qui s'est déroulée : la catastrophe a totalement surpris des pompéiens, habitués à ressentir des secousses. Ainsi, beaucoup n'ont pas réalisé qu'une course contre la montre est lancée pour s'échapper de la cité, qui va être ensevelie, en quelques heures, par une pluie de lapilli (pierres ponces) et de cendres.  Les habitants tentent de se cacher, de se protéger comme ils le peuvent. Mais leur ville sera leur tombeau : asphyxiés, écrasés par des éboulements, ils sont plus de 2 000 à disparaître  avec la cité. 

La découverte des restes des pompéiens ne laisse personne indifférents : un homme tente de protéger sa bouche avec un mouchoir, une mère tient son enfant lorsque le nuage de cendres l'enveloppe, un cheval s'agite dans l'écurie tandis qu'un chien, toujours attaché à sa laisse, espère le retour de son maître… 

La légende s'empare vite des corps des pompéiens : la dame richement vêtue retrouvée dans la caserne des gladiateurs était-elle venue visiter son amant ? Pourquoi y avait-il tant de cadavres dans la villa de Ménandre ? La science permet parfois de rétablir la vérité : lorsqu'en mai 2018, le squelette d'un homme qui semble écrasé par un bloc de pierre est dégagé, il est présenté par les médias comme « l'homme le plus malchanceux de Pompéi », tué dans sa fuite par une énorme pierre reçue sur la tête. En réalité, avec les glissements de terrain, le corps de ce pompéien avait juste glissé sous la pierre...en témoigne son crâne retrouvé plus bas. 

Faites un voyage dans le passé, à la découverte des trésors archéologiques de Pompéi et de sa culture gréco-romaine grâce au travail des chercheurs qui étudient toujours la cité et ses mystères...


Ces Italiens qui ont fait la France - par AnaisGeeraert le 12/09/2018 @ 11:16

Ce mois-ci, le magazine Historia consacre un dossier spécial de 100 pages à tous ces Transalpins qui jouent un rôle majeur dans l'Histoire de la France, depuis la Révolution de 1789.

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Ils sont entrepreneurs, politiciens, bâtisseurs, artistes... Selon l'époque, ces italiens fuient la misère, le fascisme, ou décident d'exporter leurs connaissances, leur savoir-faire, au-delà des frontières.

Les napolitains se battent déjà aux côtés des français, dans les troupes de Napoléon Ier. L'empereur regrettera l'absence de ces valeureux et courageux soldats, qui combattent avec acharnement, lors de la bataille de Waterloo… l'Histoire aurait ainsi pu s'écrire différemment. Un siècle plus tard, les italiens installés en France s'engagent dans la Légion étrangère pour défendre leur pays d'adoption. Historia revient sur l'exemple de Lazare Ponticelli, le dernier poilu disparu en 2008 à l'âge de 110 ans : arrivé en France en 1907, il s'engage volontairement en 1914 avant d'être forcé de rejoindre l'armée italienne en 1915. A son retour en France, il créait - avec sa famille - l'entreprise Ponticelli Frères (toujours en activité) avant d'être naturalisé. Trop âgé pour rejoindre les armées françaises lors de la Seconde Guerre Mondiale, Lazare Ponticelli entrera dans la Résistance… Il incarne aujourd'hui un modèle de réussite dans l'intégration.

D'autres figures emblématiques de notre Histoire viennent du pays de Léonard de Vinci : Léon Gambetta, l'un des politiciens les plus importants de la IIIe République ; Emile Zola, qualifié "d'étranger" durant son enfance, l'écrivain se rendra célèbre pour avoir pris position dans l'affaire Dreyfus. Enfin, comment oublier la jolie Castiglione, maîtresse de Napoléon III qui défendit la cause italienne dans les bras de son amant ?

Dans ce numéro, Franck Ferrand revient également sur l'histoire de la famille Fratellini : le destin  hors du commun de trois frères venus d'Italie qui proposent un numéro révolutionnaire sur la piste du cirque au début du XXe siècle. L'Ecole Nationale du cirque porte aujourd'hui le nom de cette illustre famille qui a su se démarquer.

Revivez l'histoire de ces hommes et de ces femmes qui, depuis l'empire napoléonien jusqu'au Trente Glorieuses, ont contribué  à écrire la nôtre.


L'Ecosse des Highlanders : mythes et réalité - par AnaisGeeraert le 04/08/2018 @ 11:14

Cet été, le magazine Historia consacre un numéro spécial à l'Ecosse : terre de mystères, elle nous fascine par son Histoire et ses légendes.

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Avec ses paysages uniques et ses châteaux "hantés", l'Ecosse est l'endroit idéal pour les réalisateurs de films fantastiques : de "Highlander" à "Harry Potter", en passant par des films historiques tel que "Mary, reine d'Ecosse".

L'Ecosse est également célèbre pour ses conflits intérieurs : de nombreuses guerres ont opposé divers clans, faisant naître légendes et héros. L'Histoire a retenu le nom de William Wallace, chevalier du XIIIe siècle, qui se battit contre l'occupation anglaise. La légende s'empare de ses exploits et de sa fin tragique, qui inspireront Robert Bruce, lequel ceint la couronne écossaise en 1306. Sa fille, Marjorie, unie à Walter Stewart, est à l'origine de la dynastie mythique des Stuart (ou Stewart). L'héroïne de la famille, c'est la dernière reine d'Ecosse, Marie : déchirée entre guerre de religions, guerre des clans et complots contre l'Angleterre de sa cousine Elisabeth Ire, Marie Stuart sera finalement exécutée. Elle entre dans la légende comme une reine martyre, dont l'esprit hante encore certains châteaux d'Ecosse…

Car ce qui fait la renommée de l'Ecosse, c'est aussi ses mythes et ses légendes, des fantômes errant dans les couloirs de châteaux médiévaux au célèbre monstre du Loch Ness, qui attire chaque année de nombreux touristes qui espèrent percer son mystère…

Faites un voyage dans le temps, pour découvrir les landes sauvages et revivre les heures de gloire de ceux qui ont façonné le royaume d'Ecosse. 

Articles associés :

- Les Stuart devaient-ils régner sur l'Angleterre

- Marie Stuart, reine de coeur 


La saga des Windsor : de la reine Victoria à William - par AnaisGeeraert le 14/07/2018 @ 18:32

Cet été, le magazine Historia vous fait découvrir la saga des Windsor, une famille qui règne sur l'Angleterre depuis la fin du XIXe siècle. 

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Depuis toujours, la famille royale britannique fascine, par delà les frontières du royaume. Pourtant, si  la dynastie des Windsor a connu des moments de gloire, son histoire est également ponctuée de drames et de périodes de doutes, que le monarque et sa famille doivent surmonter, pour se maintenir.

En  épousant Albert de Saxe-Cobourg-Gotha, la reine Victoria de Hanovre fait de ces successeurs des princes allemands. Car si Albert n'aura jamais le titre de roi, et demeurera toute sa vie "prince consort", il transmet son nom à ses enfants. Ainsi, les britanniques se voient gouvernés par des germaniques, qu'ils n'ont jamais portés dans leur cœur. En effet, les ancêtres de la reine Victoria, qui ont succédé aux Stuart, étaient, eux aussi, d'origine allemande. Avec la Première Guerre Mondiale, le roi George V décide d'un changement radical en débaptisant sa dynastie pour adopter le patronyme de Windsor. Découvrez les raisons et les conséquences de ce choix audacieux…

Après un nom trop allemand à effacer, ce sont des scandales et des rebondissements que la famille royale doit surmonter : en 1936, pas moins de trois rois se succèdent sur le trône !  Découvrez les raisons personnelles (officielles) et politiques (officieuses), qui feront abdiquer Edouard VIII, au profit de son frère, George VI…

Le métier de souverain n'est pas des plus simples : durant la Seconde Guerre Mondiale, George VI refuse de quitter la capitale, bombardée par l'ennemi. La place du roi demeure aux côtés de son peuple. Mais pour son épouse, la célèbre "Queen Mum" c'est le poids de la couronne qui usera prématurément ce prince qui n'était pas destiné à régner sur l'Angleterre...

Depuis soixante-six ans, Elisabeth II règne sur un royaume qui a connu treize Premiers Ministres depuis son avènement. Au fils du temps, la famille royale doit s'adapter à l'évolution de la société et des mentalités, tout en conservant ses traditions. Devant l'échec du mariage arrangé de son fils aîné, le prince de Galles, la reine consent à ce que ses petits-fils convolent plus librement : ainsi, le 19 mai 2018, le prince Harry épousait Meghan Markle, une américaine divorcée…mariage inconcevable il y a encore quelques décennies.

Parfois critiquée, la famille royale reste chère à une grande majorité de britanniques, qui suivent attentivement chaque mariage et naissance. Très populaire, la reine Elisabeth II se consacre entièrement à ses sujets et n'envisage pas un instant d'abdiquer...malgré ses 92 printemps !

Faites connaissance avec une dynastie, qui ne laisse personne indifférent.wink

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- L'accès au trône et le mariage de la reine Victoria 

- Margaret Windsor, le princesse incomprise

- Les débuts difficiles du duc d'Edimbourg


Conquistadores : le choc des civilisations - par AnaisGeeraert le 11/06/2018 @ 17:32

Le magazine Historia consacre un numéro spécial aux Conquistadores qui, pendant un demi-siècle, partent à la conquête du « Nouveau Monde ». 

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Lorsque Christophe Colomb découvre l'Amérique en 1492, il ouvre la voie à d'autres navigateurs, désireux de découvrir de nouvelles terres. Derrière ces hommes audacieux, se cachent également les  souverains européens, qui veulent tous agrandir leur royaume et accroître leurs richesses. Car les terres du  Nouveau Monde ont très vite la réputation - fondée ou non - d'être de véritables « cités d'or ». 

Dès lors, certains Conquistadores vont se révéler avides, sans cesse à la recherche de nouvelles richesses, quitte à maltraiter la population locale. En effet, il s'agit bel et bien de coloniser et de christianiser les peuples du Nouveau Monde, que ce soit pacifiquement ou dans la répression. Dès lors, les « Conquérants » vont livrer de sanglantes batailles pour imposer les modes de vie « civilisés » selon les critères occidentaux de l’époque de la Renaissance. 

Découvrez l'Histoire de ces peuples - et de leurs chefs -  qui vont chercher à se révolter pour conserver leur liberté, et celle de ces explorateurs qui prennent la mer « pour la Gloire de Dieu »  et de leur souverain...mais qui, loin de chez eux, oublieront parfois leur mission d'origine, dévorés par l'ambition et par la soif de l'or. 


Marie-Antoinette était-elle coupable ? - par AnaisGeeraert le 02/06/2018 @ 14:18

Ce mois-ci, le magazine Historia consacre son mensuel à la dernière reine de France, qui ne cesse de faire couler de l'encre. 

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Depuis son exécution,  Marie-Antoinette suscite toujours des débats chez les historiens. D'abord considérée comme celle qui a conduit la monarchie absolue à sa perte, la dernière reine de France est dépeinte comme une femme dépensière et vaniteuse, qui a collectionné les amants...et les amantes ! Les historiens chercheront ensuite à justifier l’exécution de la reine. N'était-elle pas une intrigante qui espionnait pour le compte de l'Autriche ? D'où le surnom - qui ne la quittera jamais - d' "autrichienne" ? Certains voient en elle la tête pensante, qui aurait contrôlé un époux faible, parfois qualifié de "simplet" par ses propres courtisans. 

Depuis le milieux du XXe siècle, les historiens tentent de réhabiliter l'image de Marie-Antoinette, grâce à des travaux de recherche dans les Archives Nationales, et celles de Vienne. Au delà de la reine, on s'intéresse davantage à la femme :  arrachée à sa famille à l'âge de 14 ans, la jeune archiduchesse arrive dans une cour qui lui est en grande partie hostile. L'absence d'héritier durant les premières années de son mariage fragilise sa position et l'image la monarchie. Déçue de ne pas avoir de points communs avec le roi, peut-on reprocher à Marie-Antoinette de s'être entourée d'ami(e)s  plus ou moins influents ? Aujourd'hui beaucoup voient d'abord en elle la mère de famille : refusant d'avoir plus de quatre enfants pour mieux se consacrer à eux, l'image que nous avons de Marie-Antoinette est celle d'une mère aimante et attentionnée, qui se battra jusqu'au bout pour protéger ses enfants des horreurs de la Révolution. Lors de son procès, la reine sera accusée d'espionnage, d'avoir trahi la France et surtout, d'inceste avec son fils. C'est cette dernière accusation qui scandalise Marie-Antoinette, qui en appellera "à toutes les mères" qui se trouvent dans l'assistance. Parce qu'elle s'attirait soudain la sympathie de l'assemblée, ce chef d'accusation, qui touchait davantage la femme que la souveraine, sera finalement abandonné…

Aujourd'hui, le procès de Marie-Antoinette n'est pas terminé. En effet, le journaliste Jean-François Kahn  (dont l'ouvrage "M la maudite, la lettre qui permet de tout dire"  paraîtra en octobre 2018) condamne la reine pour le double jeu qu'elle a mené dès lors que le peuple cherche à imposer la Constitution à Louis XVI. Les nombreuses correspondances - récemment mises à jour - que Marie-Antoinette ou ses partisans entretenaient avec les puissances étrangères sont la preuve que la reine a trahi ses sujets et a comploté contre l’État.  Pire encore : la reine, de part ses manigances, a creusé la tombe de la monarchie. 

Evelyne Lever, auteur de plusieurs biographies sur la dernière reine de France, contredit  Jean-François Kahn, en exposant son point de vue, afin de nous offrir l'image d'une reine dont l'influence politique doit être nuancée. 

Élevée dans l'idée que le pouvoir royal ne se partage pas avec le peuple, inquiète pour sa propre sécurité et celle de ses enfants, incomprise de la noblesse comme du tiers état, Marie-Antoinette n'a-t-elle pas été victime de la Révolution Française ? Haïe des français, qui la surnomme "Madame Déficit" et méprisée par les courtisans parce qu'elle déroge à l'Etiquette, Marie-Antoinette n'était-elle pas le bouc-émissaire parfait pour justifier la fin de la royauté en France ? 

A vous de vous faire votre propre opinion, après avoir confronté les différents points de vue qu'Historia vous livre. 


Ils ont osé défier Hitler - par AnaisGeeraert le 21/05/2018 @ 15:20

Ce mois-ci, le magazine Historia vous emmène sur les traces de citoyens allemands qui se sont soulevés, bien souvent seuls, contre le régime Nazi.

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Anonymes, ces héros de l'ombre ont risqué leur vie pour un ami juif ou pour défendre les valeurs de leur pays, face à la politique sans pitié du Führer. Ainsi, August Landmesser deviendra célèbre en 1991, lorsque cette photographie sortira des archives :

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Sur celle-ci, prise en 1936,  il est le seul à ne pas faire le salut nazi à Hitler. Issu d'une famille ouvrière, le jeune homme rejoint pourtant le parti nazi dès 1931, afin de trouver plus facilement un emploi. Mais tout bascule lorsqu'ils se fiance à Irma Eckler, une allemande d'origine juive. August Landmesser n'aura alors de cesse de protéger sa famille contre la politique d'Hitler...

Le comportement d'autres citoyens durant la guerre tend à montrer que la résistance allemande a bien existé, même si les actes sont souvent isolés : on retiendra le courage de ceux qui distribuent clandestinement des tracts contre le régime nazi, l'audace des assassins de SS (à l'exemple de Sylvin Rubinstein, animé par la haine après la tuerie de sa famille par les nazis) et la bravoure de certains patrons tels que Schindler et Leitz, qui font mine d'adhérer aux idées d'Hitler, pour mieux sauver leurs employés juifs.

Historia rend hommage à ces oubliés de l'Histoire qui ont combattu les idées du IIIe Reich.

Ce mois-ci, découvrez également un dossier très complet sur l'Histoire du bébé depuis l'antiquité : si, aujourd'hui, le nouveau-né est l'objet de toutes les attentions, cela n'a pas toujours été le cas. Sous l'antiquité, le nouveau-né n'a pas de droits, car il n'est pas reconnu comme étant un être humain : durant les premières années de sa vie, c'est un "animal" dont le corps et l'esprit doivent être façonnés (d'où l'emmaillotement, censé éviter certaines malformations).

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Napoléon Ier et son fils, 1812 (détail du tableau d'Alexandre Menjaud)

Le nourrisson est avant tout une bouche de plus à nourrir, ce qui explique que de nombreux bébés sont abandonnés par leur famille lorsque celle-ci vit dans la misère. D'autres nouveaux-nés, fruits d'une liaison adultérine, sont eux aussi rejetés par leurs parents. Ces abandons donneront naissance à l'hospice des Enfants-Trouvés, dans lequel le célèbre philosophe d'Alembert passera son enfance ! 

Certaines civilisations, comme celle des gréco-romains, vont plus loin en pratiquant l'infanticide si l'enfant est difforme, jugé trop faible, ou s'il est de sexe féminin (une fille coûtant plus chère à son père à cause de la dot à verser lors de son mariage) ! En effet, dans l'antiquité, l'infanticide est réglementé, le chef de famille ayant droit de vie et de mort sur ses enfants. Il n'est pas impossible que certains nouveaux-nés aient été sacrifiés aux dieux, comme semble le suggérer des stèles funéraires d'enfants à Carthage…

Les parents s'attachent peu aux bébés, la mortalité infantile étant élevée en raison des maladies, de l'hygiène de vie de certains foyers, et de la consanguinité dans les hautes sphères de la société. Dans ce contexte, les parents s'intéressent davantage à ce qui attend l'enfant dans l'au-delà, qu'à la bonne santé de celui-ci. De nombreux nourrissons décèdent avant d'avoir reçu le baptême, qui les protège de l'enfer. Afin de sauver l'âme de ces enfants, le baptême est donné de plus en plus tôt au cours du Moyen Age (parfois dès la naissance). En effet, à l'époque médiévale, le statut du nouveau-né évolue et les théologiens considèrent que le fœtus est déjà un être humain, doté d'une âme.

La petite enfance reste cependant une période critique pour le nourrisson. Depuis toujours, le "mode d'emploi" du bébé ne cesse d'évoluer : la mère doit-elle allaiter ou confier l'enfant à une nourrice ? L'emmaillotement, qui prive le nouveau-né de tout mouvement, est-il vraiment sain ? Doit-on vacciner les bébés afin de faire reculer la mortalité infantile ? Autant de questions qui ont fait - ou font toujours - débat, au rythme des découvertes et de l'évolution de notre société.


Guerre d'Algérie : paroles de soldats - par AnaisGeeraert le 07/04/2018 @ 17:42

Ce mois-ci, le magazine Historia revient sur la guerre d'Algérie et donne la parole aux soldats qui se sont retrouvés, bien malgré eux, au coeur de ce conflit qu'ils ne comprenaient pas forcément. 

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La plupart sont jeunes. Certains viennent de terminer leur service militaire, d'autres ne l'ont pas encore commencé. Pour les premiers, qui pensaient rentrer chez eux, c'est la désillusion : on les envoie en Algérie, les besoins de l'armée ne cessant d'augmenter. Les seconds effectueront leurs classes directement sur le terrain. Avant ce conflit le service militaire  est vécu comme un passage vers l'âge adulte. Au cours de celui-ci, les hommes sont plein de projets : parfois déjà fiancés, ils pensent à fonder une famille, à leur avenir professionnel. La nature même du service militaire évolue avec le déclenchement de la guerre d'Algérie : désormais les hommes, jeunes et sans expérience, n'aspirent qu'à pouvoir rejoindre leur famille sain et sauf, espèrent une permission afin de pouvoir fuir, temporairement, les horreurs de cette guerre. 

Traumatisés par ce qu'ils ont vu, ce qu'ils ont vécu en Algérie, certains soldats publieront, plusieurs décennies après les faits, leurs lettres à leurs proches, ou leurs témoignages. Quoi de mieux que ces "paroles de soldats" pour comprendre une guerre qualifiée de "sans nom" ? Dans les écrits de ces hommes, contraints de participer à cette "guerre fratricide", on ressent la peur, l'angoisse, l'incompréhension. L'arrivée en Algérie est un choc car les conditions de vie de son peuple n'ont rien à voir avec celles des européens. La terre est aride, les villages très pauvres, et les enfants mendient pour nourrir leur famille. Dès lors, les soldats s'interrogent sur le bien-fondé de la guerre. Certains ont peur de donner la mort en se servant de leur arme. D'autres se révoltent par petits groupes contre leur hiérarchie. Car la guerre d'Algérie n'est pas exempt d'atrocités, que l'on tente d'étouffer  : viols, tortures, executions...Un instituteur, envoyé en Algérie en 1960, témoigne : "La poursuite de cette guerre par la France va à l'encontre de droits universels, comme celui des peuples à disposer d'eux mêmes". 

Si la guerre d'Algérie n'a pas touché le peuple français autant que les Première et Seconde Guerres Mondiales (parce qu'elle se déroule à l'extérieur de la métropole), les civils qui en reviennent sont autant chamboulés que leurs aînés. La plupart se sont tus pour oublier. Heureusement, les écrits restent. Emouvants et authentiques, ceux-ci permettent au lecteur de plonger dans le quotidien de ces soldats, nullement préparés à l'expérience que la France du Général de Gaulle leur a imposée. 


Renaissance : Quand les femmes gouvernaient le monde - par AnaisGeeraert le 17/03/2018 @ 17:59

Ce mois-ci, le magazine Historia vous propose un numéro spécial, afin de découvrir quinze figures féminines d'exception, qui ont tenu les rennes du pouvoir dans un monde souvent hostile. 

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Dans une Europe gouvernée par les hommes, le premier devoir d'une princesse est de procréer, afin de transmettre le pouvoir de son époux à un héritier. Pour le reste, on attend qu'elle se cantonne à un rôle de figuration. Pourtant, dans un monde politique à dominance masculine, certaines femmes se distinguent pour avoir eu le pouvoir royal en mains. L'exercer  n'est pas facile car les envieux sont nombreux, et les femmes souvent jugées inaptes à gouverner. Ainsi, Louis XI qualifie sa fille, Anne de Beaujeu,  de  "femme la moins folle de France, car de sage il n'en est point" lorsqu'il lui confie la régence…

C'est souvent en cas d'absence - ou de minorité - du roi, que la mère de celui-ci accède au pouvoir. Le cas de Louise de Savoie, mère de François Ier, inspirera les futures régentes de France. Souvent qualifiée de "reine-mère" alors qu'elle n'a jamais régné, Louise de Savoie marquera l'Histoire par l'influence qu'elle exerce sur son fils, jusqu'à reléguer dans l'ombre l'épouse légitime du souverain. Eclipsant également trois reines successives, épouses de ses fils, Catherine de Médicis s'empare du pouvoir à la mort de son époux. Elle ne le quittera plus. Souvent malmenée par l'Histoire, Catherine guide et conseille  les derniers rois Valois, jusqu'à son dernier souffle. Elle est restée, pour la postérité, "le seul homme de la famille". 

Si la loi salique ne permet pas aux femmes de ceindre la couronne en France, elles peuvent accéder au trône, en l'absence d'un héritier mâle, dans les autres pays d'Europe. En Angleterre, le conflit qui oppose Elisabeth Ire à sa cousine Marie Stuart marquera l'Histoire. Entourées d'hommes qui rêvent de pouvoir et fomentent des complots, les reines rivales s'engagent dans une bataille sans merci. Désirant conserver son pouvoir jusqu'au bout, Elisabeth Ire fera le choix du célibat, renonçant à engendrer un héritier, afin de ne jamais avoir à partager le trône…quitte à faire disparaître, avec elle, la dynastie des Tudor.

Certaines femmes accèdent au pouvoir par un coup du sort, qui prive le trône d'un prince. Ainsi, Elisabeth Ire succède à un frère et une sœur morts sans descendance. Quant à Jeanne "la folle", elle hérite des couronnes de Castille et d'Aragon suite aux décès successifs de son frère aîné et de son neveu. Si Jeanne est restée dans les mémoires à cause de sa raison vacillante, elle n'en demeure pas moins la mère de Charles Quint et de cinq autres têtes couronnées d'Europe.

Instruments politiques dès leur naissance, les princesses sont des pions sur l'échiquier européen et leur destin bascule au gré des alliances et des guerres. Ainsi, Marie Stuart est d'abord fiancée à Edward VI d'Angleterre…avant de s'enfuir épouser le futur roi de France ; Anne de Bretagne voit son premier mariage cassé afin d'être unie à Charles VIII…avec l'obligation de convoler avec son successeur si aucun héritier ne naît de leur union.

Si les hommes font la guerre, les femmes ont tendance à prôner la paix. La Renaissance est marquée par l'affrontement sans fin que se livrent François Ier et Charles Quint. Si l'Europe connaît des moments d'apaisement, n'est-ce pas grâce à la "paix des Dames" que l'on doit à Louise de Savoie et Marguerite d'Autriche ? De même, Catherine de Médicis et Jeanne d'Albret uniront  leurs enfants - Marguerite de Valois et Henri de Navarre - dans le but de  réconcilier catholiques et protestants.

Pour ces femmes de caractère qui ont gouverné, le plus difficile ne fut pas d'accéder au pouvoir, mais bien de le converser et de le transmettre, intact voire renforcé, à leur successeur.

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